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CLEDERMER
2005
2004  2003


année 2005-24h, 36h et Transe GAule
DATE
LIEU
OBSERVATIONS
KMS
2et 3 avril
24h de Gravigny
Championnat de France

1,2 et 3 juillet
36h de Savoie
1er 36h en Europe

17 août au 3 sept.
la Transe Gaule
18 étapes entre Roscoff et Gruissan, une moyenne de 65kms par jour
mon site spécial Transe Gaule: http://milin.site.voila.fr
1166

année 2004-24h et autres ultras
DATE
LIEU
OBSERVATIONS
KMS
19 mars
Franchir l'Horizon
course humanitaire en faveur des enfants du Mékong
57
10 et 11 avril
24h de ST Fons
24H - rendez-vous UFO
179
21 avril-1er mai
Montpellier-Valencia
Raid en 9 étapes de 44 à 72 km/jour
497
20 et 21 mai
BRIVE
24H - championnat de France- la blessure!
143
21 et 22 août
PLOUVORN
24H  du Plan d'Eau - Plouvorn
176

Raid Montpellier Valencia (RMV)





dossard
RMV dossard 8: Marcel MILIN







ceinture

Attachez vos ceintures, le RMV va décoller











départ
le départ de la première étape











MIMI
Criques et sable mou ici pour Marianne BLANGY…









trio
    Avec Lolo et Gégé...









Hauteur
Jacques a toujours l'oeil rivé vers les sommets









marécages
Non, ce n'est pas la Camargue









lolo
Laurent BRUEYRE le vainqueur









castillo
encore une idée de Jacques, dur ...mais merveilleux!








arrivée
Des gens qui ne semblent pas fâchés d'arriver


écrit pour Esprit Trail n° 4 (version rallongée)

D’un côté à l’autre des Pyrénées, par monts et par sable.

le RMV, amalgame d’ultratrail, de C.O. et une petite dose de bitume

20 avril 2004, dans le fourgon qui m’emmène de Montpellier à Valencia en Espagne toutes les conversations tournent autour de l’ultra. Normal, je suis en compagnie d’ultra fondeurs, Gérard CAIN, Laurent BRUEYRE ainsi que Christophe MEDARD, l'organisateur du Raid Montpellier Valencia. Le Raid partira le lendemain de Valencia. En effet Christophe a choisi d’alterner le sens de course chaque année, cette année ce sera donc Valencia Montpellier.

Pas un mot ne filtre sur le parcours, nous le découvrirons chaque jour par le road book distribué quelques minutes avant le départ de l’étape. Nous savons simplement que nous devons parcourir 550km réparties sur 10 étapes typées « trail » en semi-autosuffisance. La course est réputée difficile, nous saurons plus tard par les « revenants » que les organisateurs ont choisi de la durcir encore cette année. C’est sans aucun doute par ce chemin que cette course trouvera sa place dans les incontournables de l’ultratrail.

Quand nous arrivons à Valencia le bivouac est déjà monté. Nous dormirons par deux sous les tentes. Mon compagnon sera Ernesto, le seul coureur espagnol. Je parle la langue de Cervantès et je serai son traducteur auprès des coureurs pendant la durée du raid. Ernesto BLASBERG est un bon coureur, 2ème et 3ème des 100km de Madrid, 7ème sur 70 du marathon du Nil, course de 300km par étapes. Il a également terminé Berlin Paris. Avec Laurent nous en faisons notre second favori derrière Gérard CAIN. J’enlève tout suspens, ils seront second (Gérard) et troisième (Ernesto) derrière…Laurent lui-même.

Il s’agit pour moi d’une première expérience sur une course par étapes, je suis coureur d’ultras d’un jour (100km et 24h) et j’appréhende cette épreuve au niveau de la récupération, d’autant plus que 10 jours auparavant j’ai participé aux 24h de St Fons. Je ne suis ni un forçat de l’entraînement ni habitué à ce type de profils, revêtements caillouteux ou sable mou. Mais j’aime la découverte et je veux tenter le pari (fou ?) de doubler 24h et Raid en m’alignant sur cette ligne de départ le 21 avril…

21 avril : Valencia - Sagunto, 44km

Avec Laurent nous avons décidé de courir cette étape ensemble car nous préférons opter pour un départ en douceur.

Une partie de cette première étape se court dans Valencia à la demande de la ville. Ce n’est certes pas la partie la plus intéressante, nous verrons moins de bitume par la suite. La ville a mis des moyens à notre disposition, nous sommes escortés par la police et la circulation neutralisée sur notre passage jusqu’à la sortie de Valencia.

A vouloir trop suivre notre road book plus que le fléchage, Laurent et moi nous égarons (addition : +2km) Il fait chaud parmi les champs d’orangers ! Les organismes ne sont pas encore habitués à la chaleur à cette époque de l’année. Au point de contrôle n°2 nous sommes cependant pointés en tête. On croit rêver mais nous sommes bien les premiers à avoir gravi la montagne qui mène au P.C. En effet, les coureurs partis devant ont « pris l’autoroute » et seront pénalisés. Nous choisissons d’arriver ensemble au Castillo de Sagunto et c’est main dans la main qu’avec Lolo nous prenons la tête du premier classement général.

22 avril : Oropesa - Benicarlo, 61km

Laurent et moi adoptons la même tactique au départ, on ne change pas une tactique qui gagne. Malheureusement dès le 3èmekm je suis contraint de lui demander de partir devant, mon genou ne veut pas suivre le rythme imposé (manque de récupération depuis les 24h de St Fons) C’est donc en solitaire que j’affronte les longues plages de gros galets sur lesquels il n’est pas facile de trouver ses appuis. Je finirai tranquillement cette étape. Je comprends que mon manque de fraîcheur sera un lourd handicap sur cette course et je préfère assurer pour aller au bout de l’épreuve. Finir sera déjà un exploit.

Gérard CAIN s’impose sur cette étape courue sous une pluie battante après la chaleur de la veille. Gérard fait à ce moment de la course figure de grand favori. Rappelons qu’il est le vainqueur de la Mauritanienne Race 200 2003 et second de la Trans 333 en Inde, en 2003 également.

La pluie n’aura pas permis à l’organisation de monter le bivouac et nous serons donc logés dans un hôtel de Peniscola.

23 avril : Ampolla - Cambrils, 58km

Succession de falaises et criques de sable mou, nous comprenons que l’épreuve se durcit, ce que nous croyions être la course n’était qu’un préambule. Au PC n°2 je suis encore dans la course. Je retrouve Laurent qui cherche le point de contrôle, mais les 17km de sable mou après la terrible ascension d’une colline causeront le début de mes malheurs. C’est là en effet que naît ma périostite qui sera invalidante jusqu ‘à l’arrivée.

L’étape est remportée par Hervé BRESSOLIER, ex-aequo avec Ignace LECLERCQ.

24 avril : Tarragona - Sitges, 57km

C’est l’étape que j’avais choisie pour m’exprimer un peu plus dans cette course, je l’avais indiqué à Laurent lors de la première étape. Malheureusement ma périostite me fait souffrir et je dois ralentir à partir du 7ème KM, laissant filer le temps sur les parties les plus roulantes. L’écart est important par rapport aux premiers, je suis déçu par la tournure que prend pour moi cette course et je sais déjà que la journée de repos sera insuffisante pour récupérer. Le final sur Sitges est terrible avec la montée du Belvédère.

Ignace est à nouveau vainqueur d’étape, cette fois ci en compagnie de Gérard.

25 avril : jour de repos

J’ai rejoins mon ami Manolo et ses frères pour le week-end. Il y a 23 ans que je connais Manolo. Il était à l’époque lutteur de niveau national (lutte gréco-romaine) Lui comme ses trois frères ont couru au moins un marathon dans leur vie, histoire de savoir en parler. C’est donc en compagnie de cette famille sportive que je passe ma journée de repos et tous sont enclins à penser que ma blessure mettra un terme à ma course. Le médecin de l’organisation me le confirme le dimanche soir, je vais devoir abandonner. Je me renseigne sur le degré d’aggravation de la périostite, selon le médecin la guérison sera ralentie, mais au-delà des risques, c’est la douleur qui m’interdira de poursuivre ma route. Selon lui je jetterai l’éponge dès le premier PC. Je décide cependant de repartir, je ne sais pas si j’irai au bout de l’aventure mais je tiens à aller le plus loin possible, demain chaque passage de PC sera une victoire.

26 avril : Blanes -Palamos, 61km

Christophe MEDARD nous l’annonce comme l’étape la plus difficile. La longueur ne me gêne pas, bien au contraire, le dénivelé+ non plus mais je vais souffrir terriblement dans les descentes où je n’arrive pas à poser le pied. Je reçois de nombreux appels téléphoniques, certains me conseillent d’abandonner, d’autres m’engagent à réfléchir. C’est tout réfléchi, des milliers d’appels de plus n’auraient rien changé. J’ai décidé d’aller jusqu’à la contrainte de l’abandon puisque le risque est quasi identique et que je suis prêt à accepter la douleur. Je pense à Jo LE GUEN pendant sa traversée à la rame, les doigts de pied gelés. Je me dis que mes petites misères ne sont rien à côté de celles de Jo, je ne risque pas de finir amputé, il faut supporter, je serai heureux de l’avoir fait. Les monastères s’enchaînent sur les hauteurs de la Costa Brava. A défaut de pouvoir courir normalement j’en profite pour me charger les mémoires des belles images que nous offre ce raid. Dans la descente je suis repris par Marianne BLANGY alors que j’avais une avance conséquente dans la montée. J’arrive à relancer dans le final et je conserve la septième place à laquelle je me suis maintenant abonné. Mais que ce fut douloureux !

Devant la course prend forme, un trio de favoris se dessine avec Gérard CAIN, Ignace LECLERQ et Laurent BRUEYRE. Ils sont suivis par l’espagnol Ernesto BLASBERG puis Jean-Marie GARCIA, le facteur de Gignac (34) et Hervé BRESSOLIER, second de la précédente édition. L’homme du jour est à nouveau Gérard.

27 avril : Estartit - Empuria Brava, 45km

Au réveil il m’est impossible de poser la jambe gauche, la périostite me fait terriblement souffrir. Cette étape est annoncée comme une étape de transition mais je souffre même sur les parties plates. Encore des pensées pour Jo pour relativiser la douleur! De plus je me perds dans les marécages. Tout le monde s’est perdu ce jour là mais je l'ai été plus longtemps que les autres, ce qui n’arrange pas mes blessures. Je rentre au camping très réservé sur l’étape du lendemain, convaincu que je ne pourrai pas repartir. Le moral n’est pas au mieux mais je vais repartir et au minimum essayer de respecter les délais pour éviter l’élimination.

Laurent remporte l’étape et pour 5 minutes, il vient coiffer Ignace pour la seconde place du général.

28 avril :Figueras - Montesquieu les Albèress, 72km

Miracle dans la nuit, je n’ai pas invoqué St Jacques de Compostelle et pourtant, curieusement je suis mieux ce matin. Et puis l’étape est longue, ce qui n’est pas fait pour me déplaire. 72km avec 2000m de dénivelé plus, je vais pouvoir partir plus doucement et gérer. J’oublie enfin Jo LE GUEN, ce qui est bon signe.

Je fais l’équivalent d’un semi à quelques hectomètres devant Marianne et Philippe, je les entends revenir dans les descentes où je joue la carte de la prudence, puis je commence à accélérer progressivement. Je limite la perte de temps sur la tête de course par rapport aux jours précédents.

Devant la bataille fait rage. Cette étape causera des dégâts. Gérard conserve sa première place mais a cédé un peu de terrain. Il n’aime pas les profils accidentés et fait un début de périostite lui aussi. Ignace gagne l’étape et reprend …3 minutes à Laurent! Mais Laurent s’est fait un claquage à la cuisse, quant à Ignace, des douleurs aux jambes l’inquiètent pour la suite de l’épreuve. Qui sortira vainqueur ? Pour l’heure impossible de le dire…

29 avril : La Franqui-Cabane de Fleury (annulée)

En raison de pluies torrentielles, le départ est retardé. Les organisateurs doivent vérifier le parcours avant de lâcher les coureurs.

Ignace LECLERQ annonce son retrait. L’année passée l’épreuve était moins disputée mais cette année ça bagarre. Ignace est soucieux de sa santé et ne souhaite pas continuer dans ces conditions. L’annonce de l’annulation de l’étape pour intempéries n’y fera rien, il campe sur ses positions. C’est dommage, le cœur qui se serre, une poignée de paluche, Ignace prend le train…

30 avril : Cabane de Fleury-Marseillan, 53km

Là où je me perds à nouveau. Les routes sont inondées, parfois nous courons dans 40 cm d’eau. Laurent tente de porter assistance à une dame immobilisée dans sa voiture. Ce sont les pompiers qui viendront finalement à son secours. Les organisateurs ont du rebaliser le parcours qui ne correspond plus au road book. La périostite s’est à nouveau enflammée. Ouille ça fait mal là ! L’étape est pour moi inintéressante, je n’arrive même plus à profiter des parties plates pour compenser une partie du temps perdu en descente. Puis je me perds à nouveau (coût de l’opération, environ une heure) Heureusement, il ne reste qu’une étape.

Ernesto BLASBERG remporte l’étape devant Jean-Marie GARCIA. Gérard termine péniblement, périostite à chaque jambe. C’est quelqu’un qui sait se battre, et il fera tout pour aller au bout lui aussi, il me l’a dit. Laurent prend la tête du classement général.

1er mai : Frontignan - Montpellier, 45km

La der commence par un mur, une ascension terrible dans le massif de la Gardiole (34) D’autres côtes et descentes suivront. Elles seront terribles pour moi, surtout les descentes. Je ma prends à hurler en posant le pied. Heureusement, après ces 20km dans le massif, l’arrivée sur Montpellier est plate et miraculeusement j’arrive à courir. Est-ce l’odeur de l’écurie ? Je monte à 11km/h pour finir. Je n’ai plus rien à gagner mais je suis heureux de pouvoir finir ainsi même si je sais que ce n’est pas le meilleur remède pour mes tendinites.

Lolo notre nouveau « maillot jaune » est gonflé à bloc. Il gagne l’étape devant Ernesto. Gérard souffre toujours autant de sa double périostite mais conserve facilement sa seconde place.

Classement final:
Laurent BRUEYRE 54h 27
Gérard CAIN 55h 03
Ernesto BLASBERG 56h 02

1ère féminine:
Marianne BLANGY
(7ème au scratch)

II -Ils ont courus le RMV, qui sont ces coureurs

Laurent BRUEYRE-1er

Lolo

41 ans, vit à Valence (26)

Début course à pied : 1999

Références : 10km : 38’23, semi : 1h29, marathon : 3h23, 100km : 11h14, pratique aussi le trail (Laurent prétend être plus rapide qu’endurant, en tout cas il a prouvé qu’il est à l’aise sur ce type de parcours et de distance et qu’il possède un excellent niveau de récupération)

Entraînement : 5 séances/semaine dont une VMA, une séance seuil et une longue. S’entraîne sur terrains vallonnés.

Impressions : c’est une révélation pour Laurent surpris par ses aptitudes à récupérer. Laurent ne pensait pas du tout à gagner cette épreuve en venant, son objectif était de finir. C’est une épreuve physique mais pas trop traumatisante selon lui.

Objectif : Transe Gaule, un 24h ou peut-être l’Intégrale de Riquet


Gérard CAIN–2ème

Gégé

48 ans, habite à Antibes (06)

Débuts course à pied : 1998

 Références : vainqueur de la Mauritanienne Race 200 2003, 2ème de la Trans 333 en Inde en 2003, 5ème du France de 24h 2003, Desert cup 2002, 20 marathons en 2 ans.

Particularités : 115 kilos en 1998, 55kgs perdus en 4 ans. N’aime pas le vallonné  (absence de ménisque) 

Entraînement : 4X 8000 sur une boucle en allure progressive.

Impressions : très difficile pour un premier raid, imaginait moins dur. Gérard est satisfait de sa seconde place et d’avoir pu terminer sur un type de parcours qu’il n’affectionne pas.

Objectif : Trans 555 (555km en une seule étape) fin 2004

Marianne BLANGY–7ème (1ère féminine)

marianne
 

41 ans.

Références: Transe Gaule 2002, 333 en Inde en 2003, 222 au Sénégal en 2004, 165km sur 24h à Brive 2002, Défi de l’Oisans, Fortiche de Maurienne, RMV 2003.

Particularités: recherche en priorité la convivialité, l’ambiance dans la course.

Entraînement: ne recherche pas la performance à tout prix.

Impressions: parcours plus difficile cette année, étape plus longue, mais satisfaite.

Prochain objectif : 24h de Brive (championnat de France) battre son précédent record de 165 km

Jean-Marie GARCIA-4ème

49 ans, facteur à Gignac (34)

débuts course à pied: 1995

références : 100km de Millau 96, Marathon des Sables 99, Tour de l’Hérault en solo en 2001 (hébergement chez les postiers), 3h05 sur marathon, RMV 2003.

Particularités : Président fondateur du Bol d’Air de Gignac (130 licenciés dont 37 adultes en course à pied) Organisateur des foulées du Rivelin à Gignac.

Entraînement : En semaine, 2 séances de VMA (mardi et jeudi) ou 1 VMA le mardi et une séance de côtes le jeudi. Le dimanche, compétition ou sortie longue dans la garrigue.

Impressions : parcours plus difficile cette année, surtout l’étape de 72km.

Prochain objectif : non déterminé.





Orga
Christophe et une partie de son équipe







CUISINE
La cuisine de Chantal





repas
Soirée au bivouac

III- Ils ont organisés le RMV, qui sont-ils? Comment font-ils ?

C’est parce que son père André s’est arrêté par deux fois à Saint Affrique lors de ses deux tentatives aux 100km de Millau que Christophe MEDARD est tombé dans l’ultra. Enfant il accompagne son père à vélo et viendra plus tard accomplir ce qu’André aurait voulu faire, monter sur l’estrade de la salle des fêtes. Son frère qui l’a tenté avant lui s’est arrêté au 98ème Km sur blessure. Outre ses trois « Millau », Christophe a aussi couru le Marathon des Sables quand l’idée lui vient en mars 2000 de rejoindre la famille de son épouse à Valencia en Espagne. Pourquoi prendre l’autoroute et la voiture quand on peu le faire en courant. Aidé  de ses amis Jacques et Gérard, il se lance dans l’aventure et parvient à Valencia au bout de 12 jours et 4h, après avoir parcouru 720km. Quelques mois plus tard germe l’idée du raid…

Christophe fait à nouveau appel à ses amis Jacques BOUGES et Gérard DOUMENC. Ils sont rejoints par Fadi MEROUEH, Robert FORTE et Sylvain EXPOSITO. Ensemble ils créent l’association « Raid Aventura Méditerranée ». Il faudra deux ans pour boucler le projet, trouver les sponsors, repérer et définir le trajet. L’aventure démarre en avril 2003 pour 7 coureurs, 5 hommes et 2 femmes. L’association R.A.M. ne va pas ramer longtemps puisque dès la première année une somme de 1500€ sera distribuée à « Espoir pour un Enfant » association  humanitaire d’aide à l’hospitalisation de l’enfance des pays du tiers-monde.

Sous la houlette de Christophe MEDARD, chaque membre de l’association a sa responsabilité, généralement en rapport avec ses connaissances. Fadi, médecin nutritionniste a en charge le contrôle et l’assistance médicale, Gérard, conducteur, la logistique transport et le parc des véhicules, Robert qui pratique le vélo et le ski d’alpinisme est responsable des points de contrôle et chronos, et enfin Jacques, cycliste et randonneur se charge de la reconnaissance et de la signalétique des parcours.

Plusieurs repérages sont effectués en cours d’année en compagnie de Christophe. Christophe recherche les points de vue, la beauté des sites, Jacques privilégie la technicité des parcours, le dénivelé, les sentiers caillouteux (éviter autant que possible le bitume est aussi une priorité pour Christophe) Jacques multiplie les difficultés. Bon vivant et esprit farceur, son œil rieur est aimanté par les sommets. Il suffit qu’il repère une tour ou un château haut perché et nous sommes bons pour gravir la butte ! Il cherche un sentier et s’il n’y en a pas il le trace. Mais c’est aussi cela qui fait le charme de cette épreuve, et sans aucun doute, qui fera sa réputation dans le milieu des ultratrailers. C’est aussi Jacques qui prépare les road books et trace les parcours qui conduiront les coureurs à André, le père de Christophe et « homme chrono » d’arrivée. Les road books sont remis aux coureurs quelques minutes avant le départ. Rien ne filtre avant leur remise, même pas d’indications de kilométrage.

Là comme pour tout le reste, tout semble sorti d’un chapeau, rien n’est visible pour les coureurs dans la préparation, mais au moment M, ça roule. Christophe est un organisateur hors pair, son métier de restaurateur y est sans doute pour quelque chose.

Et c’est certainement encore à ce métier que l’on doit la qualité des repas servis au bivouac. Ils sont riches, copieux et variés, et admirablement cuisinés. La table de Chantal était chaque soir un grand moment pour les coureurs. Les tentes sont transportées et montées avant l’arrivée du coureur qui n’a qu’un souci, sa course et son alimentation pendant celle-ci.

Au total ce sont une vingtaine d’hommes qui ont œuvré à l’organisation cette année, soit le double du nombre de coureurs. En dehors des personnes citées ci-dessus, des bénévoles ont apporté leur soutien. La sécurité était assurée par le groupe CBO de Montpellier, qui a également contribué aux contrôles sur les P.C. Certains bénévoles devraient rejoindre l’organisation l’an prochain.

L’organisation souhaite davantage de participation des coureurs espagnols l’an prochain (un seul cette année) mais préfère se roder avec un nombre restreint de coureurs compte tenu de la spécificité de l’épreuve. Même si Christophe MEDARD n’est pas pressé, le Raid Montpellier -Valencia semble  promis à   un bel avenir.


ST FONS
24h de St Fons 2004
Résultats: source organisation


Place Nom Prénom Sexe Total
1 CONRAUX Emmanuel M 238,112
2 CHOMONT YVES M 221,135
3 ROY BERNARD M 213,502
4 PELARDY PASCAL M 208,498
5 DEWELLE JEAN MARC M 203,414
6 BEC HERVE M 195,564
7 DOS SANTOS MANUEL M 183,399
8 BONNOTTE ERIC M 183,063
9 BARDIN ROGER M 181,562
10 POLETTI MICHEL M 181,483
11 MILIN MARCEL M 178,918
12 RIGAUX WILLY M 178,816
13 ROULT DIDIER M 176,569
14 BOUET PHILIPPE M 174,738
15 WHECLER FREDERIC M 174,229
16 BARBIER ERIC M 174,132
17 BRASSELET PASCAL M 173,419
18 CASPER ALAIN M 172,131
19 FOURNIER DENISE F 168,224
20 SCHMITT THEO M 168,161
21 ROUILLER BRUNO M 164,384
22 FRANCILLARD HUBERT M 161,606
23 GOUZERCH VINCENT M 160,397
24 CHAILLOUX DOMINIQUE M 157,600
25 PETITJEAN DIDIER M 157,271
26 SUSLASKI STEVEN M 155,458
27 RYASCOFF PASCAL M 154,601
28 MIORIN ROBERT M 153,116
29 JACQUET BRUNO M 153,116
30 PARDO PIERRE M 151,115
31 MAILLOT MARC M 150,335
32 HERMAN CLAUDE M 148,485
33 KUHN CHRISTOPHE M 148,112
34 CHIFFOLEAU ALAIN M 146,446
35 MARRONNIER ETIENNE M 146,179
36 GHIRARDI CLAUDE M 146,040
37 MICHEL ALAIN M 138,352
38 THOMAS GILLES M 138,329
39 THENIN YVES M 137,151
40 EHRHARD JEAN LOUIS M 136,103
41 FORTI OLIVIER M 131,324
42 PLANES LIONEL M 131,237
43 ARLECCHINI FRANCK M 129,385
44 DEHU GERARD M 127,947
45 RUIZ BRUNO M 127,097
46 LAURENT MICHEL M 122,298
47 SIBRA CHRISTIAN M 121,569
48 ZEITER OLIVIER M 119,337
49 BRASSELET ETIENNE M 118,377
50 FIRMIN FREDERIC M 115,087
51 SEGUI SANTIAGO M 113,983
52 MICOL MARIN M 111,084
53 BABAUD GILLES M 108,620
54 DEHU ANDREE F 104,464
55 CARDOSO FERNANDO M 103,578
56 DENOT DOMINIQUE M 102,088
57 MULLER DANIEL M 100,076
58 BAINVEL REMI M 98,697
59 BEC BRIGITTE F 97,489
60 ASFAUX YVETTE F 97,321
61 GRENIER THIERRY M 97,321
62 MARTY CYRIL M 96,073
63 BILLARD PHILIPPE M 93,030
64 GROUSSET YVES M 92,692
65 GUIBOURT MICHEL M 92,570
66 CAIN GERARD M 91,069
67 RABOUTOT FABRICE M 89,068
68 GHIRARDI ARLETTE F 89,068
69 KERIGNARD DENIS M 85,065
70 HAACK STEPHANE M 82,987
71 MICALETTI PIERRE MICHAEL M 80,061
72 DUCHESNE JEAN HERVE M 79,060
73 CROSET BRUNO M 68,052
74 STEIL ANTHONY M 63,048
75 KERROUX YVON M 62,047
76 ESTATOF BERNARD M 61,046
77 HENAUX FLORIAN M 60,046
78 ORTIZ LOUIS M 53,040
79 MARTY GREGORY M 49,037
80 MARTY VIRGINIE F 48,036
81 PIRAUD MICHEL M 45,034
82 VISCONTI PRISCILIA F 45,034

Conraux devant Chomont à plus de 220!

St Fons 2004, premier 24 h français de l’année, premier des quatre 24 heures que j’ai prévus à mon programme.

Ils seront tous différents dans la préparation puisque j’ai décidé de servir de cobaye en partant d’un entraînement qualitatif en début de saison vers du quantitatif en fin d’année. Je suis curieux de connaître l’influence du type de préparation sur mon résultat et surtout de savoir quelle aura été la forme d’entraînement m’ayant donné le plus de satisfaction, mais pour cela il faudra attendre le mois de décembre. Mon pronostic penche vers la solution intermédiaire, le deuxième, le championnat de France à Brive-la-Gaillarde, ou alors le troisième, les 24h du plan d’eau de Plouvorn (29) 

A St Fons il s’agissait donc de préparer Brive en ayant travaillé des séries de 500 et 800m à allure 10km après le travail de VMA de cet hiver. Le kilométrage hebdomadaire de janvier se situait entre 30 et 40km et il n’a évolué depuis que d’une dizaine de kilomètres. Je m’attendais donc à être court au niveau foncier mais je décide quand même de partir sur des bases de 190km afin de me jauger avant Brive car il ne reste que six semaines.

Faire 190km correspond pour moi, d’après mes précédentes expériences, à réaliser 56km dans les 6 premières heures. Je sais qu’il serait plus prudent de partir sur 53, c’est-à-dire sur un objectif 180km. Mais les six premières heures se passent bien comme toujours dans un premier quart de 24H. Il fait froid mais les bons mots d’amitié de la communauté UFO, la fraternité qui règne sur ces 24h suffit à nous réchauffer. Je tolère mal la boisson du ravitaillement qui me provoque des ennuis gastriques. Philippe BOUET viendra à mon secours en me proposant une boisson isotonique et les heures passant j’arriverai à mieux assimiler la boisson des tables. A part ce détail R.A.S., l’organisation est impeccable et très attentive aux souhaits des coureurs. Sur le plan sportif la situation ne s’est pas encore décantée, c’est encore trop tôt. Je termine mon premier quart à 56,200km, très facile. 

Dans le deuxième quart je décide cependant de revenir sur des bases de 180 pour les raisons déjà indiquées. Cela correspond à 48km que je vais réaliser sans trop de difficultés mais je comprends vers la dixième heure qu’il va quand même falloir être prudent. Je suis content de voir mon ami Yves CHOMONT faire la course en tête auprès de Manu CONRAUX. Bruno CROSET a abandonné après avoir mené. Mon centième kilomètre est franchi prudemment en 11h28. Je dois me situer vers la quinzième place pour quatre-vingt deux partants. Je continue à remonter dans le classement et je devrais logiquement gagner encore quelques places.

Au troisième quart je lève le pied en alternant de longues portions marchées sans y être vraiment contraint et je suis rejoins à ce petit jeu par Frédéric WHECLER qui a choisi la même tactique. C’est la partie la plus facile de l’épreuve, la plus agréable aussi, dans la nuit on refait le monde de l’ultra avec Fredou. Devant Manu CONRAUX et Yves CHOMONT sont en train de faire un gros truc. Le niveau sur cette course est très relevé et ça me fait vraiment plaisir de voir des UFOs comme Jean-Marc DEWELLE, Hervé BEC, Eric BONOTTE, Michel POLETTI se placer en première ligne. Ils sont fous et forts ces UFOs. Mais moi à trop marcher et discuter je n’ai fait que 40km, soit un total de 144km pour 18h de course.

Le dernier quart démarre un peu plus rapidement mais vers la 20ème heure ce que je craignais arrive ! J’ai encore de l’énergie mais je suis court au niveau musculaire, la casse est importante, les jambes ne veulent plus. Cela est certainement dû au manque d’entraînement et de sorties longues. Je dois piocher dans la dernière heure pour finir à la 11ème place, avec 178, 918 km.

Après l’arrivée j’ai un genou si enflammé une fois le corps refroidi qu’il m’est impossible de marcher et encore moins de conduire pour rentrer. Mais là encore l’organisation se montre merveilleuse et très attentionnée et me prends en charge. Mes remerciements les plus sincères aux organisateurs et à tous les bénévoles. Deux jours après cette inflammation n’est plus qu’un vieux souvenir. 

Je ne suis pas déçu de mon résultat même si je suis à 10km de mon record, c’était prévisible. D'ailleurs ils ont été perdus dans les 10 dernières heures, soit 1km/h. Je me donne une semaine de récupération et je vais travailler le foncier pour Brive sur un cycle de trois semaines en incluant des fractionnés plus longs sur des petites pentes afin de provoquer de la casse musculaire et reconstruire plus solide. Cette méthode m’avait été bénéfique l’an dernier.

ravitof

Il fait froid, le maillot du M.A. sur le Gore-tex et le tour est joué!



24h du Plan d'Eau de  Plouvorn (Finistère)
Résultats (source yanoo.net)

Clt.

NOM

Prénom

Cat.

Distance

Moyenne

1

VALLEE

Albert

VT1

231,65

9,65

2

EFFLAM

Christian

VT2

205,00

8,54

3

GRALL

Joseph

VT3

200,90

8,37

4

PERROT

Jean-Yves

VT2

192,70

8,03

5

BLANCHARD

André

VT2

186,55

7,77

6

BOURREZ

Jacques

VT3

184,50

7,69

7

MILIN

Marcel

VT1

176,30

7,35

8

HABASQUE

Gérard

SEN

174,25

7,26

9

LE ROUX

Lucien

VT2

174,25

7,26

10

PALLARUELO

Gilles

VT1

174,25

7,26

11

PARMENTIER

Eric

VT1

174,25

7,26

12

MICALETTI

Pierre Michael

SEN

172,20

7,18

13

PERCHOC

Christian

VT2

170,15

7,09

14

BODET

Christine

VT1F

170,15

7,09

15

CORRE

Jean-Yves

VT2

166,05

6,92

16

LESCOP

Gilles

VT1

166,05

6,92

17

CROGUENNEC

Bernard

VT1

159,90

6,66

18

MADEC

Stéphane

VT1

157,85

6,58

19

LEBIE

Bruno

VT1

157,85

6,58

20

PONZA

Bernard

VT3

151,70

6,32

21

BOUET

Philippe

VT1

149,65

6,24

22

MOISAN

Pierre Claude

VT1

141,45

5,89

23

DUQUESNE

Yves

VT1

141,45

5,89

24

CHEREL

Gabriel

VT4

137,35

5,72