50 km de Belvès 2003

50 km en 4 h 10, un super temps pour moi, réalisé sous la pluie, mais comme vous préférez sûrement le 100 km, c'est de ça dont je vais vous entretenir ci-dessous :

La recette du Quatre-Quarts belvésois.

Vous avez décidé de vous lancer sur le circuit très particulier des 100 Km de Belvès. Si c'est la première fois, vous devez vous interroger sur ce parcours, réputé difficile. Afin de mieux gérer votre courses, je me propose de lever une partie de vos doutes, en vous livrant ma petite recette personnelle.


Ingrédients et préparation :

Vous voici à Belvès, au cœur d'un grand pays de tourisme et de gastronomie. Si pour cette dernière, le moment n'est pas idéal, en revanche pour le tourisme, vous allez être servis . La vallée de la Dordogne va s'ouvrir à vous, et ce au plus agréable des rythmes : le votre. Avant le départ, n'oubliez pas de lever les yeux. Autour de la mairie où vous avez récupéré votre dossard, les vieux bâtiments de pierre jaune ont tous un cachet particulier . N'hésitez pas à marcher jusqu'à la halle, le beffroi ou les remparts afin d'allier éveil musculaire et éveil des sens. Une belle journée s'annonce pour vous.

Le premier quart : trouver le rythme

Le départ est donné à 8 heures. Vous allez commencer par un tour de ville. Soyez prudents, comme d'habitude. Ne vous laisser pas emporter par le flot des coureurs, comme canalisé dans ces rues étroites, galvanisé par les encouragements de la foule matinale. Profitez de l'instant pour grappiller les dernières images de la bastide, que vous ne reverrez que dans près de 100 kilomètres.
A la sortie du village, une descente de 2 kilomètres va vous amener vers la vallée. Un petit coup d'œil au chrono à chaque kilo vous l'indique, vous êtes parti vite ! Pas de panique, c'est normal ! Ca descend fort !
Après le passage au lieu-dit Fongalop, la route devient plate. C'est maintenant que vous devez trouver votre rythme, celui qui vous permettra d'avancer avec facilité. Regardez autour de vous : devant chaque maison ou presque, une petite table a été dressée par ses habitants, comme un autel dédié aux coureurs. Sur chacune un bouquet de fleurs, de l'eau, du sucre ou d'autres douceurs. Ici la course est un événement local depuis plus de 20 ans, et la convivialité avec les participants est de rigueur.
A Siorac, après avoir franchi le pont sur la Dordogne, vous allez retrouver, si vous en avez un, votre suiveur.  Désormais vous allez remonter la rivière. Le parcours est plat, le paysage agréable . Passage dans Saint Cyprien avant de retrouver une route un peu plus importante, sans grand intérêt, jusqu'à ce que vous vous rapprochiez de
La Dordogne. Et la, premier choc : Beynac ! Si vous n'êtes pas époustouflé par la beauté du site, arrêtez vous au ravito et reposez vous un peu, vous êtes en surchauffe. Pour l'anecdote, le château perché au dessus du village a servi au tournage des Visiteurs 2.
C'est peu ou prou ici que ce termine ce premier quart, un long échauffement sans difficulté majeure, à l'issue duquel vous devez vous sentir à l'aise.

Le deuxième quart : maintenir l'équilibre

Ayant quitté Beynac, vous apercevrez sur votre droite le château de Castelnaud. Pas de panique, vous le verrez de plus près dans une cinquantaine de kilomètres …
En attendant, laissez vous séduire par La Roque Gageac, encore un des plus beaux villages de France, avec ses splendides bâtisses et  son habitat troglodytique. Profitez bien du coup d'œil, et respirez un grand coup, car après le ravitaillement dans la cour de l'école, vous allez aborder les premières difficultés. Inutile donc de vous appeler à la prudence. A partir de là et jusqu'à Sarlat, un seul conseil : économisez-vous !

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