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Je sais pas si je vais vous faire un CR de ma course du 100 km du Spiridon catalan. Vous connaissez déjà le parcours, vous connaissez les temps, d'autres l'ont déjà bien, et même très bien fait. Et puis c'est mon 5 ème cette année, alors je sèche un peu. Déjà, pour Millau, j'ai fait copie blanche. Le problème, c'est que ces courses, et surtout celle de St Estève, j'ai pas trop envie de les raconter. Je les sens plutôt comme des tranches de vie, liées aux rencontres que j'ai pu faire au gré des kilomètres et des tours. Quel souvenir impérissable me laisseront ces 100 km du Spiridon catalan !!! Quel bonheur de croiser tous ces coureurs, du premier au dernier, d'être non pas dans la course, mais dans les courses, dans chaque course de chacun des 81 partants. Quel bonheur d'avoir pu échanger avec beaucoup d'entre eux, les UFOS que vous connaissez, ou qu'il faut absolument que vous connaissiez. Le millepattes, impressionnant de vitesse, de force, de volonté et de gentillesse. LTDB, l'imperturbable Indiana Jones du 100 km, une force tranquille sur laquelle le doute ne doit pas avoir de prise. Mmi, qui je l'espère portera à l'avenir le maillot UFO, pour que je puisse le reconnaître plus tôt, et ne pas regretter d'avoir un peu raté quelqu'un d'aussi sympathique. L'toro, qui du début à la fin s'est montré souriant et affable, même pendant les moments qui ont du être un peu difficiles. Bernard Grosjean, qui force mon respect tant je crois que je serais incapable de faire le quart de la moitié du tiers de ce qu'il fait (Ah, cette phrase, c'est Cyrano qui ressort ! ). Et enfin Phil, l'homme qui termine les 100 kms au sprint, tout en téléphonant et en rédigeant quelques articles du mag. Mais j'ai aussi pu échanger avec quelques figures du 100, comme Stéphane Mathieu, la preuve vivante que l'on peut être jeune, même très jeunes et avoir la passion de l'ultra. Ou à l'inverse Henri Girault, qui prouve que courir conserve plutôt bien, ce que confirme Geneviève Girault, son épouse, non par la parole, mais en course. Et Jean-Michel Boiron, qui courre sur les traces du susnommé, avec autour de 350 "100" au compteur. Ou encore Hubert Gautron, avec qui j'ai couru assez longtemps, et qui aura fait preuve de plus de régularité que moi. Voilà, quelque mots sur ma course quand même : Je suis parti prudemment, sur les bases de 27/28 mn par portions de 5 kms. 1 minute de marche dans chacune des 2 côtes, et 30 '' de plus au milieu de chaque AR. Tout ça me permet de passer au 66 ème kilo en 6 heures et 1 mn. Moment fatal qui m'a vu essuyé un gros coup de moins bien, pour reprendre l'expression du Trailer. Plus de forces et une envie irrépressible de m'arrêter et de me coucher par terre, là dans l'herbe, et de dormir. En fait je suppose une petite hypoglycémie. Mais 15 mn de perdues en 10 kilomètres. Après un bon ravito au 75 ème, avec abondance du fameux gâteau de riz, ma machine est repartie a plus de 10 à l'heures. Là, plus de doutes jusqu'à la fin, avec un rythme de 29/30 mn pour 5 km sans trop forcer. Avec l'intense certitude de pulvériser mon record perso. Ce qui sera fait après 9 h 32 de course, mon record précédent étant de 9 h 46. Je suis heureux. D'autant plus heureux, que j'avais 3 ou 4 kilos de trop (ça se voit largement sur les photos). D'autant plus heureux que j'avais chopé un méchant virus au mois d'août, qui m'avait fait toucher le fond, et même, naturellement, l'ultra-fond ;))). J'avais repris l'entraînement fin août en étant incapable de faire 10 kilomètres en heures, même en faisant chauffer le cardio comme sur un cross !!! Apparemment, ça va mieux, et mes regards se tournent donc avec avidité vers les 24 heures de St Just le Martel, le 5 décembre, où j'essaierai de rentrer dans le club des "circadistes". Merci de m'avoir lu, je ne sais toujours pas si j'ai pu traduire les impressions que cette course m'a apporté, mais l'exercice est difficile, tant ceci fait désormais partie de moi.
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